Un samedi matin à Koekelberg

Un car rempli de personnes enthousiastes venant de tous les coins du diocèse de Namur a quitté Arlon tôt samedi matin pour se rendre à Bruxelles via Namur. Catéchistes, prêtres, diacres, membres des équipes pastorales et assistants paroissiaux étaient impatients de participer à la visite du pape François à la Basilique de Koekelberg. Quelle espérance va-t-il nous donner ?
La basilique (savez-vous que c’est la cinquième plus grande église au monde ?), entièrement remplie avec les forces vives de l’Église, accueille 6 témoignages sur la foi, présentés par 6 personnes avec des points de vue différents.
Après, lors de son discours, le pape François a proposé des pistes de réflexion autour de trois mots: évangélisation, joie et miséricorde.

En réponse au témoignage, qui m’a beaucoup touché, de Yaninka De Weirdt, parlant au nom de la jeunesse catholique des rêves et des espoirs des jeunes pour une Église ouverte, le Pape François a réitéré le « Todos ! Todos ! » qu’il avait cité lors des JMJ de l’année dernière : il y a de la place pour tout le monde dans l’Église et personne ne doit être la copie d’un autre.
« La vraie joie du cœur, qui est un don de Dieu, attirera toujours même ceux qui sont loin de Dieu », a continué le pape. « Là où la joie manque et où il n’y a pas d’humour, l’Esprit Saint ne peut pas être présent », a-t-il déclaré en faisant référence au cardinal Ratzinger.
Le pape François a enfin rappelé aux personnes présentes que « nous pouvons tous faire des erreurs, mais personne n’est une erreur. Personne n’est perdu pour toujours ». Des paroles rassurantes pour l’Église belge, qui est critiquée pour tant de raisons qu’il semble parfois que la pluie de négativité ne s’arrêtera jamais.
À la fin, il a rappeler une œuvre de Magritte, l’acte de foi. Elle représente une porte fermée, mais au centre, ouverte sur le ciel. Une ouverture qui invite à ne jamais nous refermer sur nous-mêmes, une image d’une Église qui ne ferme jamais ses portes : « C’est l’Église qui évangélise, vit la joie de l’Évangile, pratique la miséricorde. »
Que nous soyons d’accord ou non avec ce que dit le pape, j’ai vu une Église vivante et en chemin qui rassemble et cela me donne de l’espoir !
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Un dimanche peu ordinaire

Un stade qui vibre pour un pape. Cela pourrait être le titre d’un roman d’anticipation. Et pourtant, plus de 37 500 personnes avaient fait le déplacement pour accueillir et assister, à Bruxelles, à la messe du pape François, ce dimanche 29 septembre. Avec ma compagne, nous avions la chance d’être dans cet antre. Jamais sans doute je n’ai trouvé plus belle illustration du mot « communion » dans le sens étymologique du terme.

Une communion entre ce public, venu de partout, où, à l’instar de la Pentecôte, toutes les langues étaient parlées et où pourtant un simple regard ou un sourire, parfois complice, permettait de se comprendre. Une communion également avec les nombreuses personnes qui, derrière le petit écran, suivaient cet office. Une communion, bien entendu, avec le Saint Père.
Notre église, souvent qualifiée de « vieillissante » a connu, ce dimanche, un bain de jouvence, avec cette jeunesse bien présente. Acclamations, chants, prières ont rythmé ce qui est et restera dans ma mémoire un dimanche peu ordinaire. Bien après la sortie du stade, alors que le Laudate Dominum de Taizé résonnait encore dans ma tête, j’ai eu le bonheur de me remémorer cette image d’une belle église, d’une église vivante, unie, fervente.
De cette messe, je garde cette image d’ambiance, de ferveur et surtout le message de paix donné par Francois pour un monde qui en a malheureusement besoin.
J.-M. B.

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