« Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. » Isaïe 43, 19

L’Avent est un temps d’attente, d’espoir en un avenir merveilleux. Il s’agit de l’unité du ciel et de la terre, de la fin du péché et du mal et de la proximité de Dieu et des humains. Il s’agit d’un événement grandiose, puissant, universel et très ancien. Chez les prophètes, nous trouvons déjà cette attente en abondance. Ce texte d’Isaïe (prophète biblique de l’Ancien Testament) s’inscrit dans une longue lignée de belles paroles pleines d’espoir.

Personnellement, les mots provoquent en moi un désir profond d’un monde meilleur. Ils me touchent, mais ils créent aussi une questionnement. Autrement dit, j’ai du mal à m’y abandonner et à laisser cet avenir guider mes choix de vie. Je pense que je ne suis pas une exception.
Les mots sont-ils trop beaux ? Prenons par exemple, les publicités qu’on trouve dans les revues de voyage. Les photos donnent l’impression d’une belle destination de vacances. Mais cela va-t-il vraiment correspondre à la réalité, à nos attentes ?

Lorsque celles-ci deviennent trop grandes, nous commençons à hésiter. Trop de déceptions nous rendent méfiants. Nous le savons : les hommes politiques promettent que tout ira mieux, les entreprises présentent des objectifs merveilleux (aujourd’hui pour la plupart vert), les développements technologiques nous promettent une connectivité toujours meilleure et une innovation sans précédent. Mais cela va-t-il vraiment correspondre à la réalité, à nos attentes ?
En tant que chrétiens, comment mettons-nous en pratique la Bonne Nouvelle de Jésus avec les personnes qui nous entourent ? Il y a souvent un décalage entre les attentes que nous avons de nous-mêmes et la réalité.
Avec toutes ces déceptions, n’est-il pas difficile de s’engager dans cette période d’attente et de rester dans l’espérance ?

Revenons à notre verset d’Isaïe. Celui-ci s’inscrit dans un contexte où le peuple d’Israël était dans l’esclavage et dans l’attente d’une libération. Isaïe y annonce déjà la venue du Sauveur.
Cela permet de faire le lien avec la perspective de l’Avent. Ce temps où nous pouvons être dans le doute ou dans l’espérance d’une vie meilleure promise.
Alors en ce temps de l’Avent, demandons-nous : suis-je dans l’un ou dans l’autre ? Qu’est-ce que j’attends, qu’est-ce que j’espère ?

Hadeweij et Véronique