Du samedi 6 au dimanche 7 juin : deux journées pour découvrir autrement le patrimoine religieux partout en Wallonie. Les églises restent ouvertes pour offrir un espace de recueillement et de paix, accessible à tous. Elles constituent un patrimoine culturel et historique majeur, invitant à la découverte de l’art et de l’architecture. De plus, ce sont des lieux publics ouverts à la population locale et aux visiteurs de passage.

Le concept « d’Églises ouvertes » (notamment via le réseau européen) s’articule autour de plusieurs missions fondamentales :
- Partage du patrimoine : Permettre l’accès de tous à des trésors architecturaux, historiques et artistiques.
- Lien social et accueil : Offrir un havre de paix, un lieu de méditation ou un simple point de repère dans les villages et les villes.
- Tourisme : Valoriser les édifices religieux en tant que témoins du passé et promouvoir l’histoire locale.
Dans notre région certaines églises seront ouvertes, vous le trouverez sur l’affiche ci-dessous.

Monsieur l’Abbé Raphaël Collinet écrivait que « Une église ne vaut pas seulement en raison de sa fonction liturgique. Si importante et si nécessaire qu’elle soit, sa fonction est beaucoup plus large et répond à des besoins profonds. Affectées au culte catholique, les églises ne sont pas réservées aux catholiques et encore moins aux catholiques pratiquants. On aboutit à cette situation lorsque l’on ferme les églises. »
À la question : Pourquoi ferme-t-on les églises ?

Il répond que c’est par crainte du vandalisme et du vol. L’essentiel de ces vols est pourtant effectué dans des églises fermées. Une église fermée sécurise les voleurs plus que le bâtiment. On les ferme, parce qu’on n’a pas les moyens financiers, dit-on, pour y installer un système de protection efficace et adapté…
Fermer une église, cela signifie qu’on réduit sa signification à celle d’un local qui contient un patrimoine. Fermer une église, c’est privilégier l’accessoire, au détriment de l’essentiel. C’est faire de l’église un musée, un lieu mort.
Au nom de la protection d’un patrimoine mobilier, on laisse mourir tout un patrimoine spirituel, à mes yeux plus important, puisque l’autre n’avait été réalisé que pour lui.
Ce patrimoine spirituel, immatériel vaut certainement la peine que l’on s’y attarde et qu’on le laisse parler à tous.
l’abbé Aphrodis Uwayezu

- Église Saint-Lambert de Beffe
- Église Saint-Martin de Marcourt
- Église Saint-Remacle de Jupille
- Église Saints-Pierre-et-Paul de Dochamps
- Église Saint-Nicolas de La Roche-en-Ardenne
- Église Saint-Pierre de Beausaint
- Église Saint-Roch de Maboge
- Église Saint-Joseph de Journal
- Église Saint-Valère de Laneuville-au-Bois
- Église Saint-Remacle de Champlon
- Église Saint-Pierre de Erneuville
- Église Notre-Dame de Beauraing et vieille église Saint-Gertrude de Tenneville
- Église Saint-Grégoire de Roumont
- Chapelle Saint-Hubert de Herlinval
- Église Notre-Dame de Cens
- Église Saint-Lambert de Buisson
- Église Saint-Martin de Hives
